Doc Return ( Chroniques Archéoludiques )

Doc Return (  Chroniques Archéoludiques  )

GENERATION AMIGA Moonstone

Moonstone sentait le souffre, mais il exhalait un doux parfum d’interdit, partons combattre dans une Angleterre moyenâgeuse empreinte de Fantasy. Ce parcours touristique aura pour but d’honorer Danu, le Dieu de la Lune lors de la saison des Pierres de Lunes qui n'a lieu qu'une fois tous les milles ans. C'est donc le moment pour les meilleurs chevaliers de trouver ses pierres pour obtenir l’immortalité. Une chose est sûr, c'est que vous allez souffrir et saigner, oui vous allez beaucoup saigner…

 

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Boarderline !

Alors à première vue Moonstone s’apparente à un jeu de plateau et c’est normal puisque Rob et Tod les deux principaux concepteurs s’en inspire directement, de Talisman, comme de divers jeux D&D et de “The Dark Tower”, d’ailleurs le tour par tour ingame est là pour le rappeler, et de plus la composante RPG sera la clef de votre réussite, chaque victoire vous apportant de précieux points d’XP indispensables pour l’emporter et surtout pour survivre un minimum de tours. Un des avantages de ce type de simili board game c’est que même si vous êtes un sombre connard sans amis et bien vous pouvez quand même vous amuser, mais honnêtement c’est à plusieurs qu’on s’éclate le plus à Moonstone. Alors si vous avez des compagnons d’infortunes, ne vous privez pas de les enjoindre à vous rejoindre, et ce jusqu’à 4 en alternance ou jusqu’à deux en simultané lors des phases de duel, par contre la coopération même si elle est envisageable n’est pas une tactique qui a de l’avenir dans Moonstone, donc tenez vous le pour dit, seul les plus fourbes l’emporteront et à plusieurs conditions, et je m’en vais vous les exposer sur le champs. Si finalement vous ne trouvez personne pour faire mumuse, les trois autres chevaliers seront contrôlés par l’ordinateur et ils troqueront leur couleur pour un noir/bleu marine plus inquisiteur.

 

 

Les premiers seront les derniers !

Pour avoir une chance de gagner il faut être le premier à mettre la main sur les 4 clefs runiques qui se trouvent disséminées et cachées sur toute la map de la région et il faudra savoir les garder. Pour les trouver rendez vous dans les différentes tanières représentées par des mégalithes et faites y un grand nettoyage de printemps, comme ça vous pourrez fouiller les coffres au trésor que les lieux dissimulent, vous gagnerez aussi un point d’XP, selon que vous jouez en solo ou à plusieurs sa valeur sera inversement proportionnelle au nombre de joueur, donc à plusieurs on progresse moins vite qu’en solo. Dans les tanières, vous affronterez des gardiens qui varient en fonction de la région, des Baloks géants dans les terres rocheuses du Nord Est, des Troggs des Landes brumeuses du Nord Ouest, des hommes rats de la Grande Forêt du Sud ouest et des boueux des marécages du Sud Est. Au centre de ces 4 quatres régions se trouve “La vallée des Dieux”, c’est là qu’il faudra se rendre une fois munie des 4 clefs runiques, vous pourrez y affronter le grand Gardien, une sorte d’élémentaire électrique, en le battant vous obtiendrez la pierre de lune, mais tout ne sera pas encore fini, il faudra selon celle obtenue attendre la phase de la lune correspondante, selon que vous ayez la pierre de Pleine Lune, de Demi Lune ou de Nouvelle Lune, il faudra l’amener à Stonehenge au bon moment, et pendant ce temps les autres chevaliers s’ils sont encore de la partie n’auront de cesse de vous chaparder le fruit de votre dur labeur, ils n’attendront d’ailleurs certainement pas jusque là et pour subtiliser les objets de vos alter ego, vous avez le choix entre deux méthodes, en les provoquant en duel et en le remportant, cela donne le droit une fois le combat fini de prendre au vaincu tout son or ou un objet lui appartenant, que ce soit son arme, son armure ou n’importe lequel de ses objets magiques y compris s’il en possède une, sa tant convoitée clef runique justement, et si vous n’aimez pas vous salir les mains, l’autre moyen est d’utiliser un artefact de subtilisation. Parce qu’on touche du doigt l’aspect le plus grisant du jeu, au premier abord on pense au côté gore, et il est assez jouissif surtout si comme moi vous êtes un psychopathe mais la véritable valeur ajoutée du titre, c’est son aspect multijoueur bien sûr, pouvoir faire des crasses à ses amis de partie n’a pas de prix mais les ratatiner aussi et voyons plus en détails quelles moyens létaux sont mis à notre disposition.

 

One Shot !

Alors quels coups sont disponibles, je vous rappelle qu’on est sur amiga, on a donc qu’un seul bouton mais heureusement la croix directionnelle est notre ami, on peut donc faire du lancer de couteau, pour fendre l’air du haut vers le bas, de gauche à droite, vers le haut, en ligne droite et même vers l’arrière, on peut aussi parer certains coups et esquiver les autres. L’étrange ballet qui s’offre à nous n’est pas sans rappeler Barbarian mais en encore plus riche et plus gore, et on a même le droit à des coups secrets quand l’action s’y prête.Et pour en revenir à la composante RPG, les skills, la Force pour faire mal, la Constitution pour encaisser et l’Endurance pour parcourir de plus grandes distances. Plus votre Force est importante et moins de coups seront nécessaires pour occire vos adversaires. Plus votre Constitution sera grande et plus vous disposerez de points de frappe, comprenez de points de vie, les armures et les objets magiques peuvent la renforcer, il y a même des Magiciens et autres Druides qui pourront directement changer vos skills en bien ou en mal donc un conseil soyez parcimonieux dans vos sollicitations.Pour améliorer votre force de frappe, rien de mieux que de remporter des combats pour gagner des skills ou de l’or pour acquérir de meilleurs équipements et ainsi créer un cercle vertueux, mais des fois il faut savoir lever le pieds, la touche espace permet d’accéder à l’inventaire pour utiliser une potion de soin par exemple, il peut aussi être judicieux de ne faire absolument rien en appuyant sur E pour se reposer et regagner aussi de la vie mais sans utiliser de potion, cette dernière option est quand même plus efficace. Ah et si vous n’avez plus que 3 points de vie, rendez vous dans votre village de départ et on vous y soignera gratis jusqu’à trois fois.

 

"Les 4 chemins"

Hormis les tanières et les villages de départ, il y a d’autres lieux à fréquenter, la vallée des dieux au centre où se trouvent les pierres de lunes, stonehenge au sud ouest où il faudra amener la pierre de lune durement gagnée, là bas on peut aussi échanger des objets magiques contre de la vie et des points de frappe, autre lieu qui permet d’augmenter ses skills, la tour mystique au nord est et les deux grandes cités, celle du nord ouest et celle du sud est. Là bas vous pourrez faire appel à un guérisseur, et ne soyez pas trop pingre si vous voulez être soigné, il y a aussi une taverne pour se refaire ou plutôt se faire plumer aux jeux de dés. Bien sûr c’est à la ville qu’on peut trouver le marchand, attention il vend mais n’achète rien, et ce qui différencie les deux cités, c’est que l’une abrite un grand temple qui vend des objets magiques alors que l’autre capitale dispose d’un grand prêtre mystique porté sur les principes booléens. Concernant les différents objets magiques que le jeu propose, nous avons donc les sempiternels potions de guérison, prise en pleine possession de ses points de vie elle redonne à la place une vie supplémentaire. On peut utiliser des gemmes de vue, ça permet de savoir quels sont les trésors dont regorge une tanière sans s’y rendre, il existe une épée magique qui coupe mieux que les autres, des anneaux de protection qui augmentent vos points de vie, les talisman du serpent qui sont un minimum non négociable pour affronter le dragon, oui vous savez ce genre de lézard disposant d’ailes et d’un allumeur de barbecue et si vous le battez vous gagnerez l’épée super tranchante, mais avec un peu de chance elle pourrait se trouver ailleurs mais je vous laisse trouver l’autre façon de l’obtenir, après tout je suis pas un homme soluce, bref on a aussi des parchemins de hâtes qui aident à parcourir de plus grandes distances de déplacements, des parchemins d’acquisitions pour voler sans être vu, des parchemins du faucon pour se téléporter où bon nous semble, le parchemin du serpent à ne pas confondre avec les talismans, celui ci sert à obliger le dragon à attaquer un concurrent et pour finir on a les clefs runique et les pierres de lunes. Maintenant que vous connaissez tous les moyens mis à votre disposition pour l’emporter voyons ce qui peut vous empêcher de réussir votre entreprise. Revenons donc à nos moutons, enfin je veux dire à nos monstres, ces derniers protègent les 6 tanières que compte chaque région. Sans trop rentrer dans les détails, sachez qu’ils ont chacun leur coup fatal et leur point faible et que surtout ils sont plus ou fort selon la phase de la lune. La difficulté peut aussi varier selon le nombre d’individus susceptible de popper, et je pense que ça peut aller de 1 à 20 et autant dire que le hasard fait souvent mal les choses. Et même si le gardien final est coriace, si on met de côté le boueux qui est plutôt jumpscarisant celui qui fait trembler tout le monde c’est ce putain de Dragon de fiente de kobolds, quand vous serez en mesure de le vaincre, ça voudra dire que vous êtes fin prêt pour la dernière ligne droite. Oh j’oubliais si vous enlevez la dernière vie d’un autre chevalier, alors vous aurez accès à la totalité de ses armes et items et à tout son or, sachez aussi que vous ne pouvez porter que 150 pièces d’or, et voilà vous savez suffisamment de choses pour vous lancer dans l’antre de la bête.

 

RIP OFF

Sur un plan artistique, Moonstone sans être magnifique n’en est pas moins généreux en terme d’animation, les différentes morts n’ont rien à envier à un BattleChess par exemple qui sur le plan des animations était une pièce maîtresse si je puis dire. De plus la violence même si elle est extrême n’en est pas moins drolatique, et si vous êtes une âme sensible libre à vous d’enlever les gerbes de sang dans les options. Cela n’aura pas suffi à faire censurer le jeu en allemagne, on s’en serait douté, mais il a aussi été censuré par Toy’s R Us en amérique et boudé au japon pour le marché console qui n’était pas prêt à toute cette hémoglobine. Moonstone n’est en effet sorti que sur Amiga et PC, cela en fait un titre rare le rendant encore plus remarquable. Pour la petite histoire les bruitages sadiques qui renforcent pas mal l’ambiance sont tous extraits de films VHS que Rob Anderson avait loué pour l’occasion, et l’un d’eux n’est autre que kalidor. N’oublions pas l’excellent travail de composition sonore de Richard joseph, elle contribuera grandement à magnifier l’intro et les différentes cut scenes sans parler de ses sons d’ambiance angoissants à souhait. Finalement la bien pensance aura privé des générations entières de consoleux de ce diamant brut et ils n’auront pas pu se préparer à la difficulté toute relative des Dsouls, parce que oui Moonstone est dur, il est même sans pitié mais avec la bonne approche on peut très vite se mettre à l’abri encore faut il prendre le temps de lire le manuel...ok je suis de très mauvaise fois, disons que la jouabilité n’est pas au niveau de l’ensemble mais ça va...c’est juste que un peu plus de beta-test aurait tué personne, mais Mindscape voulait que ça sorte pour Noêl...allez c’est sur ses bonnes paroles que je vous laisse vous écharper joyeusement.


05/02/2018
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GENERATION AMIGA [ Exile ]

Exile est sorti en 1988 sur BBC Micro, l’ordinateur personnel anglais d’Acorn, c’était le leader du secteur scolaire, un peu à l’image de Thomson chez nous. Comme nous, les sujets de sa Majesté expérimentaient les joies de l’informatique pour tous, et ce sont en quelque sorte deux étudiants issues de cette génération qui vont offrir son meilleur titre au beeb (l’autre petit nom du BBC Micro).

Conçu en assembleur, Exile pousse la machine dans ses derniers retranchements. Ces concepteurs Peter J.M. Irvin et Jeremy C. Smith ne sont pas à leur premier coup d’essai, Peter avait créé auparavant Starship Command d'Acornsoft en 83 et Jeremy s'était illustré avec Thrust en 86, un jeu reprenant le principe de pilotage de Gravitar sorti en 84 et lui même inspiré de Lunar Lander. De leur collaboration va naître Exile, un des plus brillants jeux de tout les temps ou tout du moins des années 80. 

Mais Exile c’est quoi, disons que c’est un jeu d’action aventure à scrolling multidirectionnel dont l’accent est mis sur la réflexion, et ce par la résolution d’énigmes liées à la gravité, la masse et l’inertie, le tout étant possible grâce à un moteur physique et de particules très élaboré pour l’époque. Pour autant, Exile n’est pas le premier jeu basé sur ce système de propulsion : Space Taxi et Gravitar en sont d’autres représentants, sans oublier bien sûr le tout premier, Lunar Lander. Mais dans Exile on abandonne les vaisseaux, taxis et autres alunisseurs pour un spationaute. Bipède ou pas, ce héros de jeu d’action aventure reste taillé pour les shmup multidirectionnel.

Dépasser les limites du BBC Micro

Les limites du BBC Micro furent rapidement atteintes durant le développement, (ça faisait quand même déjà 7 ans que la machine était en vente avec 3 versions et de plus en plus de RAM). Les concepteurs durent tout de même faire preuve d’ingéniosité pour compenser le manque de mémoire (et oui 64k en 1988 ça commençait à devenir compliqué).

Voyez ça comme un défi : la map tout entière a été générée grâce à un algorithme spécifique permettant de n’occuper qu’une quantité de mémoire limitée. Ce n’est pas le seul tour de force des devs qui ont inclus la parole (ce qui était une première sur BBC) et ont également élaboré une intelligence artificielle dédiée à la faune très développée. Celle-ci était basée entre autre sur la propagation du son, le champs de vision des créatures sauvages et ces bestioles garde même le souvenir du lieu de votre dernière rencontre.

Les ennemis sont susceptibles de vous suivre à travers toute la map. On est bien loin ici des simples monstres qui se déplacent façon essuis glaces scriptés. Dans ce bestiaire, on a droit à du singe radioactif, des oiseaux perforants, des abeilles en plein rush et sans parler des plantes et autres menaces mécaniques.

Autre point non négligeable du développement, la lutte contre le piratage : on a donc droit à un système de cryptage lié à l’horloge interne de la machine, que je vais éviter de vous expliquer puisque je n’y comprend rien... mais le second stratagème anti-copie est tout aussi intéressant puisqu'il fallait au début du jeu entrer une phrase issue de la nouvelle qui servait d’exposition au jeu, c’était un procédé fréquent pour exposer le background, en plus de tenter de décourager le piratage il donnait des indices sur les menaces susceptibles d’être rencontrées ingame.

une difficulté un peu lourde

Vous êtes Mike Finn et vous recevez l’ordre de secourir une équipe partie enquêter sur la planète Phoebus. Les membres de cet "Task force" devaient appréhender un scientifique hors-la-loi en exil (d’où le titre du jeu). Cet énergumène s’appelle Triax, un nom qui suffit à le détester, d'autant que le chef de l’équipe disparue n'est autre que votre ancien instructeur... une affaire personnelle !

À peine arrivé, ce maudit généticien vous subtilise une pièce de votre système de pilotage, une raison de plus de s’occuper de son cas. Et ce ne sera pas une mince affaire tellement le jeu est difficile à finir. J'avais pour ma part très rapidement abandonné à l’époque, et ce n’est qu’à la faveur de cette review que j’ai enfin réalisé à quel point j’étais passé à côté d’un chef d’oeuvre.

J’ai d’ailleurs préféré jouer à la première version sorti sur amiga 500 plutôt qu’à la version AGA et CD32, ces dernières sont évidemment beaucoup plus belles mais le héros et les décors étant deux fois plus gros, on passe plus son temps à se taper dans les murs qu’à avancer. Mais libre à vous d’essayer la version qui vous chante, et au passage celle du ST est un peu mieux optimisé que celle de l’amiga 500, mais chuuut...

Alors quels sont les moyens mis à votre disposition pour arriver à vos fins ? Vous disposez d’un jet-pack pour vous déplacer et petit conseil si par exemple vous voulez qu’il marche de façon optimum prenez soin d’éviter les champignons, leur spores risqueraient d’obstruer les réacteurs. Alors comme la planète Phoebus est inhospitalière, il est de bon ton de trouver rapidement les 4 armes différentes qui traînent dans les parages : pistolaser, lance rocket, icer et plasma, et pour vous défendre le système de visée vous permet de tirer dans absolument toutes les directions ce qui selon moi n’est pas très fréquent pour l’époque.

Si vous trouvez un objet, vous pouvez le prendre, le jeter, le poser ou le stocker pour plus tard. Dernière feature intéressante et primordiale pour finir le jeu, la téléportation qui en fait un système de checkpoint à la volée qui offre la possibilité de résoudre tout un tas de puzzle. N’oublions pas non plus l’intérêt du moteur physique qui autorise par exemple d’éteindre un feu avec de l’eau, encore faut il trouver une contenant, autre cas plutôt malin, si un vent violent venant du bas vous empêche d’avancer, essayez de porter un objet lourd, je dis ça je dis rien.

En tout cas il y a souvent plusieurs façons de résoudre un problème, on a droit à une map plutôt imposante et le sentiment de liberté est au rendez vous. Ce metroidvania avant l’heure est sans conteste un titre qu’il faut avoir essayé au moins une fois dans sa vie.

 


11/01/2018
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Rewind [ Creepy Brawlers ]

Dans le coin gauche, entraîné par "Mega Cat Studios", le challenger Creepy Brawlers ! Et dans le coin opposé, celui qui n’a plus besoin de faire ses preuves, Punch Out !! Alors Creepy Brawlers fera-t-il le poids face à son illustre aïeul !? 

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Pour commencer vous êtes un boxeur et apparemment vous essayez de maigrir vu votre accoutrement, en tout cas vous allez affronter une belle brochettes d'antagonistes, 11 ou 12 personnages plutôt fendard, c'est un bon point mais malheureusement je trouve le tout un peu moche, ok ya creepy dans le titre mais ça n'autorise pas à bâcler le pixel art, sans parler des animations qui sont carrément ratées pour certaines...Cela nuit au Game Feel, ce côté souple et nerveux tellement bien retranscrit dans Punch Out !! Les signaux visuels et des indicateurs sonores sont rares dans Creepy Brawlers, par exemple il faut attendre le 8ème perso pour qu’enfin ce dernier fasse des mimiques faciales, de plus certains persos manquent cruellement de vie alors je sais qu’ils sont morts pour la plupart mais c’est pas une excuse... En revanche la musique, même si elle n’atteint pas la maestria de Punch Out ! Et bien force est de constater qu’elle est plutôt agréable et qu’elle fait le café comme dirait l’autre. Et donc mon verdict...Et bien je vous le dirai pas, pour le savoir faut aller regarder la vidéo...

 


13/12/2017
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GENERATION AMIGA [ 1992| D/Generation ]

Dans le futur en 2021 les livreurs et ben ils se déplaceront en jetpack, enfin ça c’était la vision un brin cyberpunk de Robert Cook quand il a sorti son jeu en 1993. Ce développeur a commencé à programmer pour Broderbund sur Apple II avec le super puzzle game Gumball dont j’ai déjà parlé dans une ancienne vidéo, il a aussi travaillé avec Jordan Mechner en tant que modèle pour le jeu Karateka dont il s’est surtout occupé du portage sur C64, il a filmé les plans destiné au rotoscoping de Prince of Persia, et il a aussi travaillé sur le jeu “The Last Express”, de nos jours c’est le cofondateur de la société Metaweb revendu depuis à Google mais de ça on s’en fout en fait, et pour finir depuis 2017 ce n’est plus un développeur mais une développeuse et il ne s’appelle plus Robert Cook mais Veda Hlubinka-Cook mais de ça aussi on s’en fout en fait, par contre c’est quoi D/Generation ?

 

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Dans ce jeu notre héros est livreur et il atterrit au 80ème étage d’une tour pour y livrer un colis destiné au Directeur Scientifique Jean Paul Derrida, un membre important de la société Genoq spécialisé dans la recherche génétique militaire. Oui mais voilà l’entreprise est un peu sans dessus dessous, tous les systèmes de sécurités se sont retournés contre les employés, on est sans nouvelle de Derrida depuis 1 heure et comme un malheur n’arrive jamais seul, les spécimens issues des recherche de Genoq se sont échappés par les conduites d’aération et tuent toutes les personnes qu’elles rencontrent. La première employée que vous croiserez vous explique que le paquet en votre possession doit être remis au Directeur Scientifique et que cela devrait l’aider à remettre de l’ordre dans la tour, donc atteignez le laboratoire au 90ème étage, donnez le colis et signez ce foutu bon de livraison.

 

D/Generation est un jeu d’action réflexion isométrique comme on en faisait des tonnes sur C64 et autre Zx Spectrum, on peut même dire qu’il est l’un des meilleurs du genre. Très vite vous trouvez un pistolet laser et il va beaucoup vous aider pour faire le ménage, mais aussi pour vos méninges, puisqu’il va permettre de résoudre plein de casse-têtes.

Quand vous arrivez dans une pièce, fermez en priorité les bouches de ventilations en passant dessus, éliminez les menaces et amenez les employés prostrés vers la flèche d’évacuation.

Même si le côté action est excellent, l’aspect le plus intéressant c’est quand même la composante puzzle game, vous allez devoir jouer avec des interrupteurs pour ouvrir et fermer des portes, utilisez des téléporteurs, mettre hors service des dispositifs mortelles, des barrières de plasma et autres dalles électriques, bien sûr à vous de trouver les clefs de sécurité et de sauver un paquet de monde.

Certains employés détiennent d’ailleurs des infos vitales comme des mots de passes, d’autres des items d’assistance comme le bouclier par exemple et c’est grâce à eux que vous en apprendrez plus sur l’intrigue avec son lot de rebondissements qui va avec, mais surtout chaque vie sauvée équivaut à une vie supplémentaire et comme on est dans un trial and error et que vous commencez avec seulement 5 vies, ce sera pas du luxe.

N’oubliez surtout pas de ramasser les boîtes contenant des grenades et des freezer de temps, et donc évitez de tirer dessus sous peine de perdre le précieux item, on peut aussi utiliser des bombes pour détruire des portes sans trouver la clef de sécurité correspondante et ainsi gagner de précieuses minutes, parce qu’en plus vers la fin comme si ça ne suffisait pas, le temps vous sera compté.

Les 10 niveaux que comptent le jeu peuvent se traverser en moins d’une heure mais ça ce ne sera sûrement pas possible à votre première tentative, comptez quelques belles soirées en perspective pour en venir à bout.



Graphiquement j’adore, les animations sont pas mal et ce sont surtout les différentes morts qui mettent de l’ambiance, la tension est palpable surtout que le troisième ennemi saura vous donner des sueurs froides, soyez en sûr, en fait vous risquez de sursauter à votre première rencontre, j’en dis pas plus mais c’est l’effet que ça m’a fait. j’ai joué sur la version ECS, la version AGA en est très proche sauf au niveau sonore ou c’est un tout petit cran au dessus. Préférez tout de même la version CD32 qui gère les 6 boutons, c’est toujours plus agréable de lancer les grenades avec la manette plutôt que de jongler avec le clavier quand on est sensé réagir au quart de tour.

 

De mon point de vue D/Generation est un des meilleurs jeux jamais conçu sur ordinateurs 16/32 bits, et Mindscape aurait franchement dû le sortir sur console et au minimum sur megadrive, il était taillé pour ce marché, c’est incompréhensible. En tout cas ce qui est sûr c’est que D/Generation c’est le genre de jeu qui ne prend pas une ride, j’en veux pour preuve qu’un remake HD est sorti en 2015 et même une suite non officiel du nom de Re/Generation en 2004, c’est donc bien que le concept du jeu est génial, sauf que ces versions perdant l’aspect pixel art en deviennent graphiquement insipides et dénuées de direction artistique, donc selon moi rien ne vaut l’original. Et c’est sur ces bonnes paroles que je vous dis à très bientôt pour une nouvelle chronique sur un jeu encore une fois vaudra la peine d’être relancé, enfin je l’espère, à moins que je sois complètement à côté de la plaque, et pour ceux qui voudrait un indice, le héros dispose aussi d’un jet pack, allez j’en ai déjà trop dit ciao ciao...

 

 


29/11/2017
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GENERATION AMIGA [ 1993 | The Settlers ]

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Vous vous souvenez sûrement de Blue Byte !? Great Court, Pro Tennis, etc...Mais ce studio n’a pas fait que des jeux de tennis, en fait il est surtout connu pour ses jeux de stratégie, on se rappelle des excellents Battle Isle et Historyline, mais aujourd’hui on s’intéresse au premier épisode d’une très longue saga qui perdure jusqu’à aujourd’hui. Et je veux bien sûr parler de The Settlers. Bon entre temps Blue Byte, qui, à l’époque était édité par Ubi Soft, pour une partie de ses premiers jeux, a fini par être racheté par ce dernier, mais peu importe. 

Sous ses faux airs de jeu stratégie temps réel façon god game, et, dans une certaine mesure s’inspirant aussi de Little Computer People, et bien il semblerait que The Settlers soit en fin de compte un City-builder. En fait disons plutôt qu’à sa sortie, le jeu ne ressemblait à aucun autre, et j’irai plus loin en disant qu’il représente surtout l’antithèse des RTS. Là où le nombre de clics à la minute est fondamental pour l’obtention de la victoire, ici dans The Settlers on joue un peu plus plan plan, mais ça n’en est pas moins jouissif comme vous allez pouvoir le constater.


18/11/2017
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