Doc Return ( Chroniques Archéoludiques )

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A LA RECHERCHE DU LUDUM PERDU [ VG 5000 ]

VG5000µ - ou l'assaut de Philips sur le marché des micro-ordinateurs grand public

 

Il est important de signaler que le VG5000µ n'est pas un projet initié par Philips, c'est en fait sa filiale française - La radiotechnique - aussi connue sous le nom de RTC qui est à l'origine de l'initiative. Vous imaginez deux trois ingénieurs qui conçoivent la bécane dans les locaux RTC et vous êtes proche de la réalité. Avec l'aide de quelques sociétés de développement comme VIFI Nathan, Loriciels et Nice Ideas, nos amis ambitionnaient de dominer le marché Français.

 

En 1984 le secteur de la micro informatique pour tous est en plein boum, tout le monde veut sa part du gateau et Philips ne déroge pas à la règle. Sa stratégie de départ n'est pas de révolutionner le marché mais plutôt de répondre aux besoins du marché. 

Philips va donc s'orienter sur l'entrée de gamme, loin des prérequis du milieu professionnel avec l'apple II ou du semi-pro avec le C64. Il propose tout de même de faire de la programmation, de l'éducatif et du jeux et ambitionne aussi de concurrencer le VIC20, le Spectrum 16k, le Laser 200l'Alice de Matral'Aquarius, bref vous m'avez compris...des petites bécanes qui font moins de 1500 F.

Ils ont tout de même conçu en parallèle une série d'ordinateurs pour le milieu de gamme à 3000 F et qui étaient compatibles avec le standard MSX, les VG8000...et au passage les périphériques de ces derniers étaient en partie compatibles avec le VG5000, mais ça s'arrête là pour les liens de parenté.

Première particularité du VG 5000, son clavier qui est de type minitel. Une chose peut être normale vu que la RTC en fabriquait depuis 1982. Ca ne vaut pas un clavier mécanique mais ça change des claviers à gomme molle comme ceux du Spectrum ou du Mo5...

En terme de puissance le VG5000 proposait un micro-processeur classique, le Z80 A cadencé à 4 Mhz, il disposait de 18 ko de rom contenant l'OS et un Basic Microsoft, et de 24ko de ram extensible à 56ko, pour le son c'était le minimum syndical avec 1 voix sur 4 octaves mais son gros problème c'était son affichage à cause de l'absence d'un véritable mode graphique.

En fait Philips affichait dans les spécifications une résolution trompeuse de 320x250 en 8 couleurs, en fait c'était un tour de passe passe, comprenez plutôt 40x25 caractères, et chaque caractère était constitué d'une matrice de 8x10 pixels. On pouvait donc utiliser les 128 caractères graphiques de base et les 192 programmables par l'utilisateur, ce qui permettait de contourner le problème et ainsi créer des jeux digne de ce nom... enfin façon de parler parce qu'un générateur de caractères qui n'est autre que le Chipset SGS EF9345 que l'on retrouve dans le minitel n'a jamais fait illusion.

Question support, on avait droit à du magnétophone à cassettes standard en 1200 bauds et si on utilisait du Philips spécifique on pouvait tenter le 2400 bauds afin que les jeux se chargent plus vite, mais pas besoin d'aller plus dans les détails, si vous voulez vraiment tout savoir je vous mettrais les liens dans la description, il y a un tas de site qui traite de tout de A à Z, modules d'extension, connecteurs etc...,  

Alors si vous voulez en savoir plus sur les méthodes de vente de Philips et sur les meilleurs du jeux du VG5000µ,  rendez vous dans "A la Recherche du Ludum Perdu".

Une ludothèque rachitique mais diversifiée

Et si vous voulez savoir quels jeux ne figureront pas dans cet épisode, alors lisez encore ces quelques lignes. Les raisons de l'absence de ces logiciels sont multiples, certains n'ont aucun intérêt, d'autres sont perdus pour toujours ou tout simplement mauvais parce qu'absolument pas équilibrés. En gros on peut les finir mais c'est dans d'atroces souffrances, mettons aussi de côté les jeux éducatifs parce que bon on est pas là pour retourner à l'école !

Je répète, les jeux qui suivent sont mauvais donc je rejette toute responsabilité dans le cas où vous perdriez la vue ou que vous soyez victime de je ne sais quel comportement ierratique par la suite...

Football et autres banalités

A la décharge du VG5000µ on peut dire que malgré une ludothèque rachitique, il y avait quand même de la diversité. Certains titres ne sont pas si mauvais non plus mais ils sont tellement banals qu'ils en deviennent négligeables, je veux parler des jeux comme Football,  C'est d'ailleurs le seul jeu de sport de la liste, ce qui est étonnant comparé à tout ceux sorti sur Videopac, alors dans Football mis à part de pouvoir jouer à deux, si il y a bien une chose de vraiment bien, bah c'est sûrement sa jaquette dessinée comme toutes les autres par Christian Debarre, c'est le créateur de Joe Bar Team, on peut dire que son style est fortement inspiré de celui de Franquin, et il aura beaucoup fait pour rendre les jeux du VG5000µ plus aguicheurs. 

On avait aussi droit à des jeux de Tarot, de Reversi ou de Backgammon,  alors si quelqu'un est en mesure de me dire si le CPU est valable qu'il se manifeste, je suis pas en mesure de le savoir, pour la simple et bonne raison que ça me fatigue de jouer à ce genre de jeu, par contre c'est très certainement un excellent challenge en terme de programmation pour qui veut faire une intelligence artificielle digne de ce nom.

On a aussi eu droit à des sortes de compilations de mini-jeux proposant du master mind, du casse-briques et d'autres choses pas terribles. Ajoutons tout de même à l'autre bout du spectre un simulateur de vol qui s'avère bluffant mais pour lequel j'ai pas réussi à décoller...désolé.

Mission Omega et La moto infernale

Les jeux qui suivent ont un peu plus trouvé grâce à mes yeux même s'ils n'ont pas pour autant réussi à passer l'épreuve du temps. En toute objectivité si c'est possible, ils sont tout simplement plus amusant à l'heure d'aujourd'hui. C'est le cas de Mission Omega par exemple.
Et force est de constater que même si la 3d fil de fer sur VG5000µ était puissante et même si l'on se croyait dans un coin très très lointain de la galaxie, la fluidité ne faisait pas l'affaire, ce qui ne parvenait pas à en faire un jeu fun, loin s'en faut.

Autre expérience qui à première vue pouvait paraître intéressante, La moto infernale vous mettait dans la peau d'un motard de l'extrême devant atteindre le repaire de Scarfos et de son arme nucléaire. Il proposait une gestion de la vitesse tout en évitant les obstacles sur 15km, le ramassage d'armes sur la route à utiliser lors de la phase finale où vous deviez détruire la porte blindée ainsi que les éléments du réacteur pour l'emporter. 

La perspective pendant le pilotage fait son petit effet, mais la hit box des bidons et autre mines est trop punitive. De toute façon la difficulté est tellement mal dosée à pleine vitesse qu'il devient impossible d'éviter quoi que ce soit, donc pour la courbe de difficulté on oublie mais comme on peut quand même finir le niveau à 2 à l'heure, comme on dit vieux motard que jamais...

Le fou volant

Un autre jeu qui faisait illusion à l'époque et qui ne le fait plus aujourd'hui c'est Le fou volant. C'est une simulation d'avion de combat de la première guerre mondiale. Prenez assez de vitesse pour décoller et affrontez des avions qui viennent de tout côté, gardez un oeil sur votre carburant et vos munitions en quantité limités. Faut bien l'avouer avec ce jeu on est quand même un peu au ras des paquerettes. 

Le prochain dont on va parler m'a fait rêver deux secondes, étant un fan de "Rad racer" et le finissant un doigt dans le nez et l'autre dans le...enfin bref j'étais balèze, je me suis dit mais attend cet horizon me fait furieusement penser à mon jeu de course préféré en vue cockpit sur nes, je me suis vite ravisé...

Alors de jour comme de nuit roulez à travers l'amérique dans une course folle, évitez les voitures vertes par la gauche et les voitures bleus par la droite, et quand elles sont en même temps sur votre route comme c'est impossible de passer, et bien temporisez, l'adhérence varie selon que l'on est sur de l'asphalte ou de la neige, faut boucler le niveau avant d'être à court de carburant, ce dernier baisse comme un timer et aussi à cause de vos collisions,  le scrolling dans les virages amène du dynamisme et la sensation de vitesse est au rendez vous mais pour ma part à partir de 40 miles ça devient trop compliqué de négocier quoi que ce soit, de plus la vitesse des véhicules est difficilement compréhensible et où est passer le son du moteur de la version videopac ? Non franchement, ce jeu dépasse les bornes !

Hélicoptère - le Choplifter du pauvre

Dernier jeu qui n'aura pas trouvé grâce à mes yeux c'est le Choplifter du pauvre, dans Hélicoptère vous partez sauver des soldats en détresse perdu en territoire ennemi. Plus on avance dans le jeu et plus les choses se compliquent, soyez vif dans l'esquive si vous ne voulez pas vous prendre des tirs ennemis qui deviendront de plus en plus précis.

Prenez aussi garde à ne pas perdre trop de temps sous peine de vous trouver en panne de carburant, éliminez le plus d'ennemi pour augmenter votre score mais surtout ramenez le plus de soldats possibles à la base. Un jeu d'action tape à l'oeil très coloré et offrant une perspective dynamique plutôt convaincante pour l'époque malgré une hitbox ennemi des plus balbutiantes, ça gâche un peu l'expérience.

Après franchement les jeux que je vous réserve pour la vidéo devraient vous plaire ou au moins vous surprendre, je trouve que certains clones font la nique à leur modèle Japonais, même si quelques uns vont vouloir me pendre sur la place public de la vague mainstream...mais je vous prouverai que j'ai raison.

Et pour en finir avec cet article bien trop long, sachez que le monde de l'homebrew VG5000µ est plutôt actif, et donc depuis quelques années des jeux plus ou moins originaux, qui sont ou non des conversions d'autres jeux issues d'autres micro-ordinateurs apparaissent et essayent de repousser les limites de la bécane de la RTC.

Un coup de chapeau pour le travail que réalise Hervé Monchatre officiant sous le pseudo "Tom & Jerry" et aux autres, pour info un certains Sergio est même en train de réaliser un Space Invaders dont la particularité sera de repousser les limites en termes de couleurs affiché à l'écran.

 


18/04/2017
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WIP - REWIND - CONAN ou la Grande Imposture

Salut, cet article est une ébauche du prochain REWIND, je vous mets le texte tel que je devrai l'enregistrer pour la voix off, c'est encore au stade de brouillon mais peu importe, et après tout, c'est une façon de vous remercier de me suivre dans mes divagations archéoludiques...sachez qu'en parallèle du texte je vais montrer une foultitude de références en rapport avec le sujet traité, je préfère ne pas vous les dévoiler pour l'effet de surprise ;)... je vous encourage à commenter le texte si vous avez des choses à ajouter et qui pourraient m'aider à étoffer mon analyse, après ça n'a pas la prétention d'être autre chose qu'un état des lieux, d'avance merci ;)

 

Conan est apparu pour la première fois en 1932 dans la revue Pulp Weird Tales et ce jusqu'en 1935, son auteur Robert Ervine Howard a écrit en tout 20 nouvelles le concernant avant de se suicider en 1936, sans trop rentrer dans les détails il faut savoir que dans les années 50, un certains Lyon Sprague de Camp assisté de Lin Carter vont s'approprier le travail d'Howard, ils vont réécrire des pans entiers de son oeuvre, remanier l'histoire pour apporter une cohérence chronologique dispensable et créer de nouvelles aventures du Cimmérien. De ce fait ils vont propager l'image  d'un barbare carriériste et bas du front voulant s'élever socialement, ce qui est une hérésie si on a lu les œuvres originales...mais pire encore de Camp va verrouiller juridiquement la licence jusqu'à sa mort en 2000. C'est ainsi que tout ceux qui tenteront de retranscrire l'univers de Conan seront contraint de le faire par le biais de l'oeuvre charcuté et travesti de de Camp.


On en ressent les premiers effets pervers avec les comics des années 70, des histoires pré-pubères qui vont asseoir l'archétype du barbare, ça va tellement fonctionner qu'on en ressent les stigmates jusque dans les milieux universitaires,  ainsi le microcosme des jeux de rôle de type "heroic fantasy" de donjon et dragons à heroquest pour ne citer qu'eux vont aussi contribuer à renforcer le côté bourrin gros bill du barbare. Mais si il y a bien une oeuvre qui placera Conan à la postérité, c'est bien le film Conan le Barbare de Milius, aussi excellent soit-il il prolongera et amplifiera le phénomène du pastiche et contribuera à dénaturer un peu plus la vision de son auteur originel, franchement le boxer en fourrure collection peau de bête c'était pas nécessaire. On aura droit à une suite plus proche des nouvelles mais très mal fagoté, d'un troisième Conan qui faute d'avoir les droits s'appellera Kalidor, hey j'adore ce film pour deux raisons déjà il y a Brigitte Nielsen et surtout on a le chevalier lumière, et ouais je sais ça claque sa mère...ok je sors.


Pour en finir avec les pastiches même si j'adore les années 70/80, ça reste aussi par moment le chantre de la vacuité et elles ajoutent une couche dans le grotesque avec des dessins animés que j'ai surkiffé bien sûr étant jeune mais qui sont plus débiles les uns que les autres. Ne parlons même pas des séries télé des années 90 ( conan / hercules et xena ).


Une chose est sûr, le Conan issue des nouvelles originales des années 30 est loin d'être un simple barbare bodybuildé ( barbarians )et il s'apparente en réalité à un guerrier athlétique ( dar l'invincible ) et agile plus proche du félin que du mastodonte , loin d'être un décérébré taiseux, c'est un polyglotte ayant voyagé dans toutes les contrées d'hyboria et même si face aux lois dites civilisés il peut avoir des réactions violentes , il n'en reste pas moins un être subtile, sa nature profonde de barbare le rend inadéquat à vivre en société certes, mais ça ne l'empêche pas pour autant d'être lucide sur le monde qui l'entoure. Il est très critique envers cette civilisation qu'il considère comme décadente et son anti-esclavagisme en fait le rebelle ultime épris de liberté dans ce monde sans pitié. Conan est un opportuniste qui mènera une vie bien remplie, tour à tour voleur, pirate, mercenaire, roi, etc...un aventurier quoi.


Alors de quel Conan se sont inspiré les jeux vidéo  depuis le début des années 80, et bien malheureusement vous vous doutez bien que ce ne sera pas vraiment celui d'Howard, et avant de les passer en revue essayons de définir le genre auquel il font partie.


Déjà pour commencer l'univers de Conan est un sous genre de la Fantasy, plus exactement celui de l'Heroic Fantasy et à bien des égards il est aussi très proche de la Dark Fantasy mais si on veut être encore plus précis il faut ranger Conan dans la case "Sword and Sorcery", pourquoi ? et bien parce que l'action prend place dans un monde civilisé en pleine décadence peuplé uniquement d'humains contrairement à l'heroic et la high fantasy de Tolkien où se cotoie des elfes et des peaux vertes etc par exemple, il substitue donc le chevaleresque épique au profit d'un parti pris plus terre à terre, de plus ici il n'y a pas de magie bienveillante mais uniquement de la magie noire. N'oublions pas le bestiaire exclusivement constitué d'animaux réels mais dotés de proportions démesurées, les serpents y font 25 m de long et les animaux géants de tout poils ne sont pas en reste, au passage les seuls Dragons que vous pourriez rencontrer sont des ersatz de Dragon de comodo également géants mais pourvu d'imposantes cornes, alors ne vous attendez pas non plus à en voir cracher du feu, bien sûr il y a aussi des créatures indéfinissables, Conan lui même évitait de s'y frotter, et c'est d'ailleurs là que l'influence de Lovecraft se ressent le plus, Howard et ce dernier étant des amis proches.

 

Nous sommes donc loin de la culture rolistique issue de l'univers de Donjons et dragons, à la rigueur des titres qui s'inspirent des mythes nordiques,  mongoles ou des amazones et à ce sujet les guerrières et autre valkyrie ne seront pas oublié, la plus célèbre d'entre elle est d'ailleurs  indirectement issue de l'univers de Conan, je veux parler de Sonya la Rousse . Alors pour le moment  je suis resté assez vague concernant l'univers monde de Howard parce qu'on a un paquet de jeux à voir et ce sera l'occasion de distiller des infos pendant que je vous les montre. Par Crom trêves de bavardages attaquons par le titre le plus ancien...


18/03/2017
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Rewind [ Survival Horror ]

Les "Survival horror" ne se sont jamais aussi bien portés, mais c'était comment avant que Resident Evil n'en fasse un genre à part entière ? Allez on rembobine et on voit ça illico.

 


28/02/2017
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GENERATION AMIGA [ l'Aventure c'est l'Aventure # 1 ]

"Generation Amiga" sur les jeux d'aventures de toutes sortes, les prochains arriveront dans le courant de l'année.

 


31/01/2017
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A la recherche du Ludum Perdu [ Skirmish - Turn Based | 1983 - 1988 ]

Dans cet épisode on prend en embuscade les jeux d'escarmouches au tour par tour.
Après un bref retour sur la genèse des jeux de figurines, on passe en revue une dizaine de titres ayant chacun à sa manière fait évolué le genre du jeu d'escouade tactique entre 1983 et 1988.

 


16/01/2017
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